Fil info
InfoNouveau site, même voix.
InfoNouveau site, même voix.
- InfoNouveau site, même voix.
Tom Saintfiet n'est plus le sélectionneur des Aigles du Mali. Le technicien belge quitte son poste après 17 matchs officiels (9V/6N/2D), des mois d'impayés et une crise sécuritaire sans précédent. La FEMAFOOT cherche un nouveau coach.
Publié le 4 mai 2026 à 10:17 UTC+0

La nouvelle est tombée comme un couperet le 29 avril 2026 : Tom Saintfiet n’est plus le sélectionneur des Aigles du Mali. Après moins de deux ans passés sur le banc, le technicien belge a mis fin à son aventure malienne, quittant un poste devenu intenable dans un pays secoué par une crise sécuritaire profonde et des turbulences institutionnelles à la tête de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT).
Si son passage laisse des statistiques honorables; 17 matchs officiels pour 9 victoires, 6 nuls et seulement 2 défaites; la réalité du projet sportif a rapidement été rattrapée par les faits. Malgré un quart de finale à la CAN 2025 (éliminé par le Sénégal, futur vainqueur), l’objectif majeur, la qualification pour la Coupe du monde 2026, n’a pas été atteint, le Mali terminant troisième de son groupe derrière le Ghana et Madagascar.
Au-delà du terrain, c’est le contexte qui a fini par avoir raison du coach belge. Entre des impayés récurrents, une instabilité au sein de la fédération et surtout la montée en puissance de la crise sécuritaire; marquée par les récentes offensives jihadistes et rebelles dès le 25 avril 2026; le travail de sélectionneur est devenu un défi permanent, voire une épreuve de survie.
Le nouveau président de la FEMAFOOT, Mahazou dit Baba Cisset, élu mi-avril, a acté cette séparation par un accord à l’amiable. La fédération a déjà lancé un appel à candidatures pour lui trouver un successeur, avec une exigence claire : le futur patron des Aigles devra justifier d’une expérience solide, idéalement avec une finale de CAN à son palmarès.
Le cas Saintfiet est un miroir des difficultés de nombreuses nations africaines. À l’horizon 2050, le constat reste implacable : il est impossible de construire un projet sportif durable, de former des talents et de viser les sommets mondiaux sans une stabilité institutionnelle et sécuritaire minimale.
Quand le bruit des bottes et les crises de gouvernance prennent le pas sur la préparation tactique, le football ne peut être qu’une variable d’ajustement. Pour les Aigles du Mali, le défi est désormais de retrouver non seulement un leader technique, mais aussi la sérénité nécessaire pour espérer, un jour, briller au-delà des turbulences.
Le Mali tourne la page Saintfiet, mais les questions de fond sur la gestion et la stabilité de son football restent, elles, entières.
Source image de couverture et crédits : GETTY Images
Journaliste
Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
Connectez-vous pour partager votre analyse sur cet article. Les contributions sont relues par la rédaction avant publication.
Chargement des commentaires…