Parlement
Les députés ivoiriens attendus sur le budget 2027, un fonds souverain et la CEI
La seconde session ordinaire s'est ouverte le 21 octobre et durera jusqu'au 31 décembre. Au calendrier : le budget 2027, la création d'un fonds souverain et la ratification de l'ordonnance qui dissout la Commission électorale indépendante.
Abidjan — Publié le 24 octobre 2026 à 05:47

Soixante-dix jours pour écrire une partie de l'avenir du pays. Mercredi 21 octobre, l'Assemblée nationale a ouvert sa seconde session ordinaire de l'année, et les députés ont adopté en plénière le calendrier de leurs travaux, que l'AIP a détaillé le lendemain. La session prendra fin le 31 décembre.
Le programme est dense. Le projet de loi de finances 2027 et le règlement du budget 2025 seront examinés en commission les 5, 10, 11, 12 et 13 novembre, avant la séance publique du 26 novembre. La création d'un Fonds souverain stratégique pour le développement de la , attendue les 24 et 25 novembre. S'y ajoutent une loi sur la réglementation bancaire, des textes sur la microfinance, la quatrième phase du démantèlement tarifaire de l'accord de partenariat économique avec l'Union européenne, et la dissolution de plusieurs fonds publics.
Le dossier le plus politique porte sur l'organe électoral. Le gouvernement avait annoncé la dissolution de la CEI en mai, rappelait KOACI, et un avis de liquidation a suivi à la fin septembre. Les députés doivent maintenant ratifier l'ordonnance. Une question orale avec débat est fixée au 17 novembre, puis l'examen en commission. Les séances de délibération du 10 et du 16 décembre inscrivent la dissolution à l'ordre du jour.
Dans la presse du jeudi, l'opposition avait déjà pris position. Notre Voie y évoquait le nouvel organe électoral et le dialogue national, et Générations Nouvelles relayait les propositions de Civis Côte d'Ivoire sur la réforme de la CEI. Le Rassemblement, lui, listait les sujets brûlants soumis aux élus : orpaillage, déguerpissements, remblayage.
Le fond dépasse la procédure. D'ici 2050, la Côte d'Ivoire comptera des millions d'électeurs de plus, et la confiance dans l'arbitre du vote décidera de la stabilité du pays. Un fonds souverain bien gouverné peut, lui aussi, financer l'avenir. Mal contrôlé, il devient un coffre de plus.
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