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Pour le Mondial 2026, la FIFA relève son enveloppe de 15% à 871 millions d'euros. 43 millions pour le vainqueur. Mais après redistribution aux joueurs, staffs et fédérations, que reste-t-il pour le football africain local ?
Publié le 5 mai 2026 à 10:37 UTC+0

Pour la première fois de l'histoire, dix nations africaines participent à une Coupe du monde. Mais combien d'entre elles rentreront chez elles vraiment plus riches ?
La FIFA a annoncé une hausse de 15 % de son enveloppe financière pour le Mondial 2026, qui se tiendra aux États-Unis, au Canada et au Mexique à partir du 11 juin. L'enveloppe totale atteint désormais 871 millions d'euros. Le vainqueur repartira avec 43 millions d'euros, un record dans l'histoire du football mondial. Et chaque équipe qualifiée est garantie d'empocher au minimum 8,5 millions d'euros rien que pour avoir disputé le premier tour.
Pour les dix équipes africaines qualifiées (Algérie, Cap-Vert, Côte d'Ivoire, Égypte, Ghana, Maroc, RD Congo, Sénégal, Tunisie, Afrique du Sud), ces chiffres semblent importants. Mais la réalité de la redistribution est plus complexe.
Sur les 8,5 millions garantis, une partie significative revient directement aux clubs européens et mondiaux qui libèrent leurs joueurs, via le mécanisme de compensation FIFA. Une autre part est absorbée par les primes individuelles des joueurs, négociées dans les contrats nationaux. Les staffs techniques, les frais de préparation, les déplacements transatlantiques : tout cela pèse lourd dans les budgets de fédérations africaines parmi les moins dotées du monde.
Il reste souvent peu pour le football de base. Pour les académies de jeunes, les stades régionaux, la formation des entraîneurs dans les villes secondaires. C'est là que réside le paradoxe africain du Mondial : un trophée de visibilité planétaire, mais un impact économique local limité.
La Côte d'Ivoire, qui affrontera le Brésil dans sa poule, pourrait empocher jusqu'à 25 millions d'euros en cas de parcours profond. Mais la vraie richesse du Mondial africain ne se comptera pas en euros. Elle se mesurera à la génération de gamins qui rêveront de jouer après avoir regardé leurs idoles en Amérique du Nord.
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