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Il a failli ne pas se présenter en 2024. En 2029, la loi est désormais de son côté.
Publié le 19 mai 2026 à 23:44 UTC+0

Il a failli ne pas se présenter en 2024. En 2029, la loi est désormais de son côté.
Le 19 mai 2026, les premières analyses juridiques publiées après la promulgation par le président Diomaye Faye de la réforme L29-L30 du code électoral, adoptée le 9 mai, confirment qu'Ousmane Sonko retrouve son éligibilité pour la présidentielle de 2029. Cette réforme, surnommée "loi Sonko" par ses opposants, modifie les conditions d'inéligibilité liées aux condamnations judiciaires antérieures. Selon Africa Radio, les juristes qui l'ont analysée estiment qu'elle rouvre effectivement la voie électorale à l'actuel Premier ministre sénégalais.
Sonko est une figure qui divise le Sénégal depuis des années. Pour ses partisans, c'est un homme injustement poursuivi pour ses convictions politiques, dont l'inéligibilité résultait d'une instrumentalisation judiciaire sous Macky Sall. Pour ses opposants, cette réforme est une loi sur mesure, une façon pour le duo Diomaye-Sonko de verrouiller le prochain cycle électoral en faveur de leur camp. Les deux lectures coexistent et aucune ne peut être simplement balayée.
Ce qui est certain, c'est que le Sénégal entre dans une période pré-électorale où les règles du jeu viennent d'être réécrites par ceux qui jouent. Cela n'est pas une situation inédite en Afrique, mais dans un pays qui a longtemps été présenté comme un modèle démocratique sur le continent, chaque modification du code électoral est observée à la loupe. La communauté internationale, les partenaires africains et les Sénégalais de la diaspora suivront de près la façon dont ce retour à l'éligibilité est géré dans les mois à venir.
La qualité des démocraties africaines se mesure aussi à leur capacité à produire des règles stables que tous les acteurs acceptent. Un code électoral qui change selon les intérêts du moment, même quand il corrige une injustice réelle, fragilise la confiance dans les institutions. C'est ce paradoxe que le Sénégal doit apprendre à résoudre pour rester une référence démocratique sur le continent.
La loi Sonko est-elle une correction d'une injustice ou un avantage partisan ? Et pour toi, est-ce que les deux peuvent être vrais en même temps ? Dis-le en commentaire.
Source image de couverture et Crédits : AFP - PATRICK MEINHARDT
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