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Le 21 avril 2026, la BRVM a tenu ses Investment Days au Nasdaq à New York devant 120 investisseurs institutionnels américains. Capitalisation de 40 milliards $, indice doublé en 5 ans. Ce que ce rendez-vous dit de la maturité des marchés financiers ouest-africains.
Publié le 29 avril 2026 à 07:15 UTC+0

Le 21 avril 2026, au siège du Nasdaq à New York, la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières a réuni plus de 120 investisseurs institutionnels américains pour les BRVM Investment Days. Ce n'est pas la première fois. Mais quelque chose a changé cette année.
La BRVM est la première bourse africaine entièrement intégrée à l'échelle régionale. Basée à Abidjan, elle sert les huit États membres de l'UEMOA : Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo. Un seul marché pour huit économies, coordonné depuis le Plateau d'Abidjan par satellite.
En 2020, peu de gens en dehors de l'Afrique de l'Ouest connaissaient la BRVM. En 2025, son indice BRVM Composite a progressé de 25,26%. Sur cinq ans, l'indice a doublé, avec une hausse cumulée de 99,15%. La capitalisation boursière totale dépasse désormais les 40 milliards de dollars.
Lorsque la BRVM s'affiche au siège du Nasdaq pour présenter ses opportunités à des gestionnaires d'actifs américains, elle envoie un message que le Dr Edoh Kossi Amenounve, directeur général, a formulé ainsi : «La BRVM n'est plus une histoire de frontière — c'est un marché qui délivre des performances consistantes avec un accès croissant».
Les chiffres que la BRVM présente sont réels : rendements supérieurs à 8% sur les actions, 6% sur les obligations, dans une région dont la croissance économique tourne à 6,7%. Des innovations structurantes sont en cours : lancement d'une Bourse des Matières Premières Agricoles de Côte d'Ivoire (BMPA CI), développement d'ETF, de produits dérivés et d'indices ESG. La BRVM est aussi classée deuxième bourse africaine en matière de cotation de Social Bonds.
Mais la BRVM a une limite structurelle qu'aucune présentation au Nasdaq ne peut masquer : le marché reste peu liquide comparé aux standards internationaux, l'accès des PME est encore difficile, et la majorité des Africains de l'Ouest n'investissent pas en bourse. L'intégration financière réelle passera aussi par l'éducation financière des citoyens.
L'Afrique de 2050 aura besoin d'une bourse africaine qui attire aussi bien Wall Street que le petit épargnant d'Abidjan.
Journaliste
Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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