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Depuis le 11 mai 2026, Saad Lamjarred comparaît devant la cour d'assises de Draguignan pour un viol présumé commis en 2018 à Saint-Tropez. Il encourt 15 ans de réclusion. Sa femme est à ses côtés. Le procès se tient partiellement à huis clos. Le verdict est attendu ce 14 mai.
Publié le 14 mai 2026 à 09:37 UTC+0

Il y a des affaires qui ne finissent pas. Elles se poursuivent, s'accumulent, reviennent devant des juridictions différentes. Celle de Saad Lamjarred en est la démonstration la plus tenace.
Depuis le lundi 11 mai 2026, le chanteur marocain; auteur de succès comme « L'Bibienne » et « Lm3allem » qui ont tourné sur toutes les radios arabophones pendant des années; comparaît devant la cour d'assises de Draguignan, dans le Var. L'accusation porte sur un viol présumé commis en 2018 à Saint-Tropez sur une ressortissante française. Un huis clos partiel a été accordé par la présidence de la cour pour les parties les plus sensibles des débats. Sa femme, épousée depuis ses démêlés judiciaires, est présente à ses côtés. Il encourt jusqu'à quinze ans de réclusion criminelle. Le verdict est attendu ce 14 mai.
Ce procès n'est pas le premier. En 2023, une cour d'assises parisienne avait condamné Saad Lamjarred à six ans de prison pour un viol différent commis en 2014 dans la capitale française. Il avait fait appel. Les procédures se superposent, chacune avec ses propres faits, ses propres victimes présumées, ses propres calendriers judiciaires.
L'affaire Lamjarred divise depuis des années la diaspora marocaine et arabophone en France et en Europe. D'un côté, des fans qui continuent de le défendre, convaincus de son innocence ou désireux de dissocier l'artiste des accusations portées contre l'homme. De l'autre, des voix qui rappellent que les accusations répétées, les témoignages et les condamnations ont leur propre poids, indépendamment de la popularité de ses chansons.
Ce type de dossier pose des questions qui dépassent le cas personnel. Elles touchent à la manière dont certains espaces culturels; le monde de la musique, du spectacle, des célébrités; ont longtemps fonctionné avec des règles différentes de celles qui s'appliquent au commun des citoyens. La notoriété, les réseaux, les ressources financières pour payer des avocats : tout cela façonne l'accès à la justice d'une manière que les affaires ordinaires ne reflètent pas.
Le verdict de Draguignan sera ce qu'il sera. Ce qui est certain, c'est que les femmes qui ont porté ces accusations devant des tribunaux ont attendu des années pour être entendues.
Ce que vous pensez de cette affaire, nous vous invitons à le partager avec mesure et dans le respect de toutes les parties.
Journaliste
Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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